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Zombie Zombie + Pratos

Post Krautrock, ovni, électronique - Paris / Lyon

Concert

Zombie Zombie + Pratos
1/03/18 à 20:30 (12€)

Pas de vidéo

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Une exploration sonique, aux confins d'une jungle cosmique et lumineuse qui nous emmène dans une transe chamanique.

Le désormais trio composé de Étienne Jaumet, (sax de The Married Monk, synthés analogiques), Cosmic Néman le batteur d'Herman Düne également au chant et Dr Schönberg (percussions, machines, trompette) poursuit son exploration sonique, aux confins d'une jungle interstellaire que l'introduction de Livity, leur dernier album, nous promet tribale, moite, vénéneuse mais surtout lumineuse. Si le groupe a réactualisé avec passion les fulgurances de Can, Neu ou Suicide en participant à l'explosion du nouveau « rock cosmique », ce dernier opus se veut celui de l'apaisement. On retrouve des influences en forme d'hommage (Sun Ra, Kaftwerk) et bien sûr ce krautrock moderne, fait de boucles hypnotiques, sombres et psychédéliques et de rythmiques répétitives mais chez Zombie Zombie, tout est live, direct, analogique. C'est d'ailleurs ce rapport humain aux machines, qui confère à leur musique cette intensité et cette chaleur. Un truc de l'ordre du sens inné du rythme, caractéristique du free-jazz et de la transe chamanique qui rend unique et inestimable chaque concert et chaque prestation du groupe, « Quiconque a déjà vu Zombie Zombie sur scène aura remarqué l'importance des échanges de regards qui convergent très souvent vers Neman. C'est simplement que les parties free constituent l'ADN du groupe et qu'un titre n'a pas de durée définie tant que l'intensité rythmique de la batterie ne faiblit pas. Ce rapport à l'improvisation et aux digressions sonores est plus que jamais présent sur Livity, un album enregistré live (...) sur lequel l'expérimentation prend le pas sur l'écriture. A l'image de Lune noire, un bonus track évoquant la grande époque de l'avant-garde électronique, où se mêlent notes de saxophone fuyantes et effets sonores synthétiques barrés, donnant ainsi à entendre le véritable son de l'espace intersidéral. Une éthique krautrock qui renvoie à cette phrase de Michael Karoli, guitariste de Can : "Nous ne voulions pas impressionner les gens, seulement les apaiser." ». Entre apaisement de l'esprit et trip vaudou, un concert inratable.

     
 

Le son ne se propage pas dans le vide, affirme la science. Bullshit : la musique de Pratos, jeune trio distorsion-clavier-batterie, option saxophone, versé dans l'art sensationnel (voire psychotrope) du rock instrumental, s'y comporte comme un poisson dans l'eau - du moins comme la constellation correspondante. La puissance du rock instrumental de Pratos, frôlant l'expérimentation sonore, prendra toute son ampleur sur la scène de la Bobine, en prelière partie de Zombie Zombie.