Black Atlantic Club : concert + DJ jusqu'à 1h30
Kokoroko + James Stewart
Kokoroko
Afrobeat / Londres

Le Jazz fait danser. C’est la musique de la danse, de l’énergie des corps libérés, de l’alcool et du tabac, des clubs, mais aussi de l’improvisation, du lâcher prise, et de la séduction.

Oui, le jazz est une fête, une fête longtemps oubliée qui retrouve aujourd’hui tout son panache et les puissantes intentions de ses origines sous les effets d’une nouvelle mode. Le jazz à papa est mort ? Vive le jazz, le nouveau jazz !

Et celui-ci de résonner, toujours plus fort, partout en Europe et dans le monde, profitant du gigantesque appel d’air initié au début des années 2000 par les célèbres Flying Lotus, Kendrick Lamar, Thundercat ou Kamasi Washington. Adoubés, adulés, les Fils de Khemet et autres comètes tournent à guichet fermé, distillant auprès de leurs audiences ce nouveau son trépidant venu de Londres.

Korokoko signifie d’ailleurs « fort » en Urhobo, fort comme la femme qui dirige la formation (Sheila Maurice Grey, jeune trompettiste de 28 ans), fort comme les immenses musiciennes et musiciens qui l’accompagne, fort et puissant comme la ville de Londres qui les a fait, façonnés et rassemblés.

Ces gosses nés dans les faubourgs de la capitale britannique se sont pour la plupart rencontrés en suivant le programme Tomorrow’s Warriors, un programme londonien de développement de jeunes musiciens prometteurs, se donnant notamment pour mission de renouveler et de diversifier… la pratique du jazz, justement. De leur aveux commun, aucun d’entre eux à cet âge n’écoutaient ni ne désiraient particulièrement jouer du jazz. Mais à travers ce programme, tout comme un certain Shabaka qui en fit parti également (mais c’est une autre histoire), ces jeunes talentueux se sont appropriés un langage et un terrain de jeux qu’ils ont découvert alors luxuriant, et infini.

Et le label Brainswood de Gil Peterson de les signer. Et la Success Story de commencer, par un premier EP, puis aujourd’hui un album (Abusey Junction et ses riffs oniriques : 30 millions de vues).

Mais ce jazz melting-pot, loin d’être une énième proposition musicale de retour aux sources panafricaines ou encore un « nouvel » hommage à l’afro-beat, est pour Kokoroko et les autres le moyen d’exprimer une identité aujourd’hui malheureusement trop souvent oubliée ou occultée : l’identité britannique au premier sens du terme, celle qui inclut, qui mélange et qui brasse, celle qui a profondément souffert du Brexit et des retours de flammes récents des courants identitaires, celle qui est multicolore, moderne et assumée.

Kokoroko a donc pour seul but avoué d’inclure, de mélanger, et de faire danser, ni plus ni moins. Faire danser Londres, faire danser les hipsters, faire danser la Bobine, dépoussiérer le modèle traditionnel du brass band british pour l’actualiser à grand coup de claves, d’afro-beat, de funk et de groove, tout en apportant de la hauteur et de la technicité dans le jeu. La musique de Kokoroko reste donc du jazz, mais un jazz moderne, inspirant et puissant, un jazz de petits prodiges surdoués qui nous emmène à travers tous les paysages et toutes les émotions, de la mélancolie nostalgique du dimanche soir (Abusey Junction) à l’impatience et l’excitation d’une belle soirée en perspective du vendredi (Adwa). Kokoroko ou la B.O. de la vie à Londres ?

Ce soir là, associé à James Stewart et son digging imparable, Kokoroko jouera donc « fort » et puissant pour son public, lors d’une très belle et exclusive soirée Black Atlantic 100% britannique.

Ps : N’oubliez pas de prendre vos préventes !!

James Stewart
Black Atlantic Club / Lyon

Est-il encore besoin de le présenter ce DJ spécialiste des musiques de l’Atlantique Noir, Docteur en anthropologie sur le sujet ? Il a participé à de nombreux festivals (Wordwide Festival de Gilles Petterson, Jazz à Vienne, Tribu Festival, Invits de Villeurbanne, Nuits Sonores…). Nouveau résident des Apéromix de la Bobine, il est DJ résident et co-programmateur des Soirée Black Atlantic Club à Lyon (Le Sucre, Opera Underground…) : BCUC, Pat Thomas, Jupiter Okwess, Vaudou Game, Batida, Family Atlantica, Ebo Taylor, Orlando Julius & Heliocentrics, Laurent Garnier, Auntie Flo, MCDE, Raoul K…. Membre du Voilaaa Sound System. Membre actif et programmateur des soirées du collectif Palmwine Records, il est le fondateur du blog Afrosouldescarga et anime une mixtape consacrées à ces musiques de « l’Atlantique Noir » sur, Nova Lyon. A collaboré entre autres avec Radio Grenouille (Marseille), Radio Nova (Paris). Il donne aussi des conférences sur le sujet : Tribu Festival 2012, Musée Africain de Lyon 2013, Jazz à Vienne 2012 avec Manu Dibango, Cave à Jazz (Smac 07) 2014, Salif Keïta (Lyon 2016)… Producteur, percussionniste, son premier EP, Cotonou, est sorti sur le label suisse Alma Negra. Il n’en demeure pas moins un DJ hors pair capable de réveiller et faire danser les morts !

ven 11 Oct
20:30
15€ tarif unique
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